NOS SOUVENIRS SONT COMME DES MOTS ARRACHÉS A L'OUBLI


01/06/2007

01/06/07 - 21:06

Ô doux regards








« Ô doux regards, ô yeux pleins de beauté,
Petits jardins pleins de fleurs amoureuses
Où sont d’Amour les flèches dangereuses,
Tant à vous voir mon œil s’est arrêté !

Ô cœur félon, ô rude cruauté,
Tant tu me tiens de façons rigoureuses,
Tant j’ai coulé de larmes langoureuses,
Sentant l’ardeur de mon cœur tourmenté !

Doncques, mes yeux, tant de plaisir avez,
Tant de bons tours par ces yeux recevez ;
Mais toi, mon cœur, plus vois s’y complaire,

Plus tu languis, plus en as de souci.
Or devinez si je suis aise aussi,
Sentant mon œil à mon cœur contraire. »

Louise Labé.


commentaires

01/06/07 - 22:58

Le vers 11 est faux, non ?

01/06/07 - 23:35

Je dirais même plus : le dernier vers aussi.

02/06/07 - 02:02

Mais toy, mon coeur, plus les vois s'y complaire
[...]
Sentant mon oeil estre à mon coeur contraire.

02/06/07 - 03:27


Retournez tout de suite au XVIIe siècle, vous !

02/06/07 - 03:29


Étant donné que Louise Labé (Lyonnaise) signait LLL, je me demande si LLLLL, inscrit sur GA, a un lien de parenté.

Ça c'est bien une pensée de 3h29.

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