NOS SOUVENIRS SONT COMME DES MOTS ARRACHÉS A L'OUBLI


09/05/2007

09/05/07 - 21:53

L’hypnose du plaisir





Par les rues

« Son visage attirant, le teint blême quelque peu ;
Ses yeux bruns, comme battus ;
Vingt-cinq ans, mais en paraissant vingt :
Quelque chose d’artiste dans la mise
- La couleur de la cravate, la forme du col -,
Il marche au hasard par les rues,
Comme sous l’hypnose encore du plaisir défendu,
Du plaisir tout à fait défendu qu’il vient d’obtenir. »


Cavafy, Traduction Socrate C. Zervos et Patricia Potier




commentaires

10/05/07 - 14:54

Je comprends maintenant le sens des années de ma jeunesse, de ma vie voluptueuse.
Qu’ils étaient vains, mes remords, et inutiles...
Mais, jadis, le sens de tout cela m’échappait.
Dans les débauches de ma jeunesse, le sens de ma poésie s’affirma, les contours de mon art se sont dessinés.
C’est pourquoi mes remords ne m’ont jamais arrêté longtemps. Et mes projets de réforme duraient deux semaines, tout au plus.

-- Constantin Cavafy (Traduction de Marguerite Yourcenar)

10/05/07 - 14:57


Et une tite photo pour accompagner ce texte...

10/05/07 - 17:03

Doublement beau ^_^

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